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  Environnement : Des moyens pour les urgentistes de la nature 02/05/2008

Journal L'Alsace


Après une mission au Kosovo et cinq ans de fonctionnement en Alsace, le Service d’analyse mobile d’urgence de l’environnement passe du stade expérimental au projet régional.




Unique en Europe, le Samu de l’environnement Alsace a été créé en 2003 par un toxicologue, Fariborz Livardjani. L’idée de départ : organiser un « laboratoire sur roues », capable d’intervenir 24 heures sur 24 pour établir des diagnostics d’urgence en cas de pollution.

En cinq ans, ce Samu, qui dispose d’une équipe pluridisciplinaire, d’un véhicule d’intervention et de valises d’urgence, adaptés à l’analyse de 150 paramètres dans l’eau et dans l’air (400 à terme), a effectué une centaine d’interventions, dans un rayon de 100 km autour de Strasbourg, dans des entreprises, des milieux naturels ou chez des particuliers.


Outil pour les pêcheurs

« L’efficacité du projet, expérimenté avant l’Alsace au cours d’une mission humanitaire au Kosovo en 2001, est établie et reconnue, puisque le ministre de l’Environnement nous cite en exemple, que de nombreuses régions françaises et nos voisins allemands nous envient. Il est temps de passer à une échelle supérieure », explique Fariborz Livardjani. Ce qui vient d’être fait à travers la création de l’association « Samu de l’Environnement Alsace », dont la présidente est Fabielle Angel, chercheur à l’Inserm.

En plus de nouveaux partenariats, celle-ci sera surtout chargée de réunir des moyens financiers. De la médecine du travail au centre antipoison et aux physiciens nucléaires, les compétences des intervenants ne cessent de s’élargir. Les appuis aussi : c’est un véritable partenariat qui a été établi avec les pêcheurs du Bas-Rhin. « Souvent confrontés à des pollutions, nous sommes des sentinelles des rivières mais pas forcément des chimistes. Le Samu de l’environnement, par sa rapidité d’intervention, est un outil indispensable », apprécie leur président, Robert Erb.

« Un projet d’intérêt public »

L’unité mobile peut désormais compter sur le soutien des collectivités alsaciennes. Celle de la Ville de Strasbourg d’abord. Mais aussi de la Région Alsace et du conseil général 67, dont le représentant, Yves Le Tallec, a assuré, mardi à Strasbourg : « On va y aller ». Le Haut-Rhin va être sollicité aussi. Idée finale : faire du « Samu vert » un « projet non pas de business, mais d’intérêt public ». [Plus d'info] 

Lucien Naegelen



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